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Historique

Signification du blason de la commune

« D'azur à un agneau d'argent portant une croix de même ; au chef d'Or chargé d'un cœur de gueules percé d'une flèche de même ».

L'origine des armoiries de Bourg des Comptes remonte à l'an 1697.

 

 

 

Historique de la commune

La commune de Bourg des Comptes a été faite sur l'ancienne paroisse de ce nom, nom dont l'origine est incertaine : Coms, Coons, Cons, Burgo Corinum, Combs, Comps peuvent être des déformations de ce mot « Comb » qui viendrait de « Komb », vallon en breton ; l'immigration des Celtes de Grande Bretagne, ayant toutefois, malgré son importance, influencé davantage ses coutumes que le langage qui demeure essentiellement gallo. La transformation définitive serait le fait d'un script, ce dernier lui assimilant la fonction d'un Président de la cour des comptes de Nantes qui était seigneur du Boschet au XVIème siècle.

 

Depuis le IXème siècle, la presque totalité de la paroisse dépendra des monastères de Redon et de Saint Jacques de Montfort. Ceci jusqu'au XIVème siècle où la seigneurie du Boschet reprendra à son compte tous leurs biens. Pendant les siècles suivants, la population en grande partie, vivra dans l'orbite de cette seigneurie, très importante par l'étendue et le nombre de ses fiefs ; droit de haute, moyenne et basse justice, foires, moulins… nécessiteront la participation de sénéchal (administrateur, juge), de procureur fiscal (intendant, régisseur), de remplaçant du seigneur à la cour du roi, qui seront propriétaires des manoirs situés sur la paroisse.

 

Les seigneurs du Boschet vont se succéder par des alliances ou par ventes pour arriver à la famille Brossais Saint Marc, qui fit construire l'église actuelle.

 

Les guerres de religions ont troublé la région au XVIème siècle, le manoir de la Réauté en fut témoin par les combats qui s'y déroulèrent. La révolution de 1789 y a été présente : prêtres assermentés, chef de légion de la garde nationale, chouans, s'y manifestèrent à maintes reprises.

 

Au XIXème et XXème siècle ce sont plutôt les manifestations religieuses qui firent l'animation de la commune : inauguration de l'église et de la statue du Cardinal Brossais Saint Marc, mission et bénédictions du Calvaire, des cloches de l'église, de la Chapelle de la Croix.

 

 

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Tradition

 

La Légende des trois barrières

Les légendes et contes bretons font la part belle aux nains et lutins de toutes sortes. Leurs noms, leurs formes varient suivant la région. En Ille & Vilaine, la Bête Blanche monte sur le dos des femmes et les attaque. Jeannot et Maître Jean lutinent les chevaux dans des écuries.

Moitié bêtes et moitié hommes, ils n'étaient pas aussi méchants qu'on le laissait entendre : la plupart ne pensaient qu'à jouer quelques bons tours aux humains pour les corriger de leurs travers.

Une seule fois pourtant, à Bourg des Comptes où on le nomme aussi PAYEL, Maître Jean fut accusé d'avoir tué un homme…

A mi-parcours du chemin qui descend du Bourg au village de la Courbe on rencontre une sorte de carrefour, appelé dans le pays « les trois barrières ».

Pendant la journée, l'endroit n'a rien de mystérieux ; c'est même une promenade fort agréable qui conduit à la plus jolie courbe de la Vilaine. Mais la nuit, « les trois barrières » n'ont pas bonne renommée : même les plus braves pressent le pas. On raconte que c'est l'endroit choisi par PAYEL pour jouer des tours au pauvre monde.

Il lui arrive, par exemple, de vous laisser passer votre chemin en vous guettant simplement derrière le feuillage, tout comme l'instant d'après il vous fait buter contre un caillou, jette à terre votre chapeau et vous tire les cheveux quand vous passez sous une branche, ou encore il vous choque la tête contre les pierres du chemin.

Ces choses-là ne sont point faites pour rassurer…

Un homme du village de la Courbe qui était venu travailler à Bourg des Comptes rentrait chez lui, sa journée terminée.

Malgré la fatigue, l'homme pressait le pas. On l'avait bien averti : « si tu vois vers minuit, sur un talus ou dans un creux de fossé une tête blanche qui te regarde fixement avec des yeux de feu, méfie-toi, c'est PAYEL ! Ne le menace pas, et surtout, surtout ne l'appelle pas PAYEL, ou malheur à toi ! Il n'y a qu'un seul moyen de lui échapper : tire lui ton chapeau, flatte-le, appelle-le Jeannette, gentille Jeannette… Cela suffit ! ».

La nuit s'était déjà installée, transformant les abords agréables de jour en décor fantastique et inquiétant.

Tout semblait démesuré à cette heure : les ombres des vieux chênes, le gémissement du vent dans le bois des Rondines, la rivière tombant d'un bief dans l'autre, le bruit de ses choques résonnant sur le chemin, jusqu'aux battements affolés de son propre cœur. L'homme devenait plus nerveux à mesure qu'il approchait du lieu maudit.

A vouloir aller trop vite, il trébucha.

-« Fi d'garce ! on 'y voit goutte ici ».

Avec peine, il repris son équilibre et continua son chemin.

Il arriva bientôt aux  « Trois Barrières ». La lune les éclairait d'une lueur frêle et étrange.

La sensation d'être observé augmenta son malaise. Un bruit insolite provenant de la haie le fit s'arrêter. La gorge sèche, il osa appeler :

-« oh là ! Y a quelqu'un ? ».

Dans le silence qui lui répondit, l'écho de sa propre voix se mit à lui faire peur. Puis les bruits reprirent, sinistres.

Ses yeux essayaient de s'habituer à l'obscurité. Cette fois, il allait en avoir le cœur net : il s'avança courageusement . une sueur froide lui glaça le dos.

Là, devant lui, deux yeux brillaient dans la nuit, deux yeux de feu.

Cloué au sol, il ne pouvait détacher son regard de l'apparition diabolique. Mi-homme, Mi-bête, c'était bien PAYEL qui fixait ainsi.

Il sentit monter en lui une terreur irraisonnée. Oubliant les conseils donnés, l'homme s'écria :

-« J'avons point peur de toi, PAYEL ! Diable ou pas, j'vas me défendre ».

Dans un dernier sursaut de courage, il fit face. Il était trop tard. Déjà il sentait le souffle de la bête maudite. Elle fut sur lui en un instant.

Au matin, des villageois qui venaient à passer remarquèrent des traces de lutte et, dans les buissons, près des « Trois Barrières » un chapeau et des sabots. Aussitôt, ils se répandirent dans le bourg en criant :

- « le failli bien à tué ! PAYEL à tué ! »

Aujourd'hui les jeunes gens se font gloire de ne plus croire ce que disent les vieux, mais combien y en a-t-il à la Courbe, gars et filles, de ceux qui font les braves à midi, et rient de tout ce qu'on voit dans les ténèbres, mais qui ne passeraient pas, à minuit, aux « Trois Barrières » sans trembler comme des feuilles de peuplier.

 

 

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La dent de Gargantua

Vous connaissez le menhir du Grand Tua situé au village de la Prégaudais. Il est à l'origine de nombreuses histoires.

Par déformation, son nom viendrait de Gargantua, célèbre géant à l'appétit colossal dont la légende remonte au Moyen-Age.

On raconte qu'un jour, Gargantua, enjambant la vallée de la Vilaine, fut pris de violents maux de dents et perdit celles-ci une à une, les dispersant le long de la rivière et dans les campagnes environnantes ; tel fut le sort de la dent de la Prégaudais.

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